Billet du 02.05.2026

De GrandTerrier

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Le voyage retour du petit chat nourricier qui s'appelait Kenavo


Une histoire de chat et de mise en nourrice dans une famille gabéricoise, racontée par la grande journaliste Valentine Vattier d'Ambroyse.

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Les premiers journaux qui ont publié cette histoire fin septembre 1888 sont les quotidiens nationaux « Le Rappel » et « La Gazette de France ». Dans ce dernier l'article est signé Simon Boubée (chroniqueur de La Gazette) et cite explicitement la source de son information : c'est une lettre envoyée par Mme Vattier d'Ambroyse, journaliste et écrivaine qui a eu «  l'idée de communiquer à la presse française plusieurs faits fort honorables pour l'espèce féline ».

Les articles ont été repris ensuite dans les journaux « La France » (éditions nationale et régionale) « Le Parisien, et ensuite cinq jours plus tard dans le quotidien du journal « Le Finistère ».

Valentine Vattier d'Ambroyse est une femme de lettres, une auteure prolifique pour la jeunesse et les familles et une défenseuse de la reconnaissance du travail des femmes. Elle est la première femme journaliste à avoir intégré l’association des journalistes parisiens. En sus de sa collaboration à de nombreux journaux, elle a écrit et publié des romans et nouvelles, des études historiques et sociales, et six gros volumes sur le littoral français.

Nathalie "Valentine" Basély est née à Brest en 1837 d'un père menuisier-ébéniste qui s'installe à Quimper en 1839. Elle épousera en 1857 un imprimeur nommé Pierre Amand Etienne Vattier d'Ambroyse. La mère de Valentine est Catherine Robique, née au bourg d'Ergué-Gabéric, d'un père sabotier, ce qui explique qu'elle connaît bien cette commune.

Et l'on comprend donc cette phrase du journaliste de La Gazette : « ça s'est passé dans l'enfance de la narratrice dont la famille habitait Quimper ». Et le point de départ de l'histoire : « À grand regret, un petit frère avait été mis en nourrice, à six kilomètres de là, en un endroit nommé Erqué-Gaberic. ». À cette époque les nourrices gabéricoises sont d'ailleurs très réputées dans la région de Quimper, car l'air y était certainement moins pollué que dans la grande ville voisine.

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Au bout d'un an environ, la mère put aller le reprendre : «  Mais, pénétré du principe : Ubi lac, ibi mater, l'enfant opposa de la résistance. Il fallut transiger. L'accord se fit sur ces bases : Kenavo, compagnon des jeux du baby, s'en ira avec lui. » Et bien sûr le dénommé Kenavo [1] est un chat dont la présence rassure le petit marmot.

L'animal fit le voyage vers Quimper en charaban en compagnie du petit garçon et sa famille, enfermé au fond d'un panier : « Le panier était couvert et Kenavo ne vit rien de la route tout le long de laquelle il ne cessa d'exhaler sa plainte ».

Et le lendemain le petit chat put s'enfuir de la maison de ville. On en eut la première nouvelle par les appels et les sanglots de l'enfant : « Kenavo ! où est Kenavo ? ». Valentine Vattier d'Ambroyse précise avec son regard de grande soeur : « Comme très certainement il lui avait été impossible de sortir de chez nous avant sept heures, trois heures lui avaient suffi pour reconnaître un chemin que jamais ses pattes n'avaient foulé et faire un trajet de six bons kilomètres. »


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En savoir plus : « L'histoire de Kenavo le petit chat nourricier d'Ergué-Gabéric, La Gazette et autres journaux 1888 », espace Journaux.




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  1. Kenavo  : de Ken ("jusqu'à ce que") et a vo ("ce sera") ; était suivi autrefois d'un autre terme comme ar wech all, "la prochaine fois". En breton moderne l'expression est utilisée pour dire au-revoir.